ces derniers mois n'ont pas été simples, chez moi. tensions, engueulades, insultes, parfois, même, de la violence physique (notamment un coup de ciseaux qui a laissé des traces), et enfin, une longue période de bouderie.

on a même (enfin, moi) envisagé de se séparer définitivement, d'arrêter là cette histoire qui pourtant avait si bien commencée, en essayant de se souvenir, le mieux possible, de cette époque douce, enthousiasmante, productive...

puis, j'ai même été tentée d'aller voir ailleurs. j'ai commencé à prospecter, même, comme on dit.

et puis bof, des remords: cela valait-il le coup de tout foutre dehors ? peut-être que mon tour était passé, peut-être qu'il fallait que j'en prenne mon parti, que ce n'était plus pour moi, tout ça.

avec l'arrivée des beaux jours, tout s'est à nouveau mélangé dans ma tête, et une envie folle a germé: et si tout n'était pas foutu ? si un petit effort, un petit geste de ma part, une toute minuscule concession faisait des miracles et que tout refonctionne, comme avant ?

il m'a fallu choisir le jour, le moment où j'allais tenter le tout pour le tout. me préparer.pour me donner un peu confiance, m'acheter du très beau tissu, chez petit pan.

et samedi après-midi, j'ai pris mon courage à deux mains et...j'ai démonté et nettoyé ma machine.

et là...le miracle s'est produit. après des mois de problèmes de tension, de bourrage de fil, de fils cassés, d'aiguilles cassées, de tissu déchiré...ça y est, la pépette refonctionne comme à ses premiers jours.

 

donc, me voilà avec une machine comme vierge, du tissu petit pan, du soleil, une envie de petite robe et le dernier pochée...

sauf que.

sauf que pour moi, acheter du tissu à plus de 3,33 euros le mètre, c'est un peu exceptionnel. acheter du tissu petit pan, c'est même la deuxième fois que ça m'arrive.

la première fois, ça a été catastrophique: c'était en janvier, je voulais essayer un nouveau modèle de robe légère, plus j'avançais, plus je sentais la loose arriver: je l'ai finie, je l'ai essayée, je nageais dedans, mon téléphone a sonné, mano solo était mort.

j'ai tenté des mois de rattraper cette foutue robe, j'ai fini par la donner à ma copine qui est bien plus grande que moi, mano solo est toujours mort, et me voilà, samedi, à ruminer tout ça.

heureusement, grâce à la fille qui rêvait, j’ai assuré mes arrières et échappé à la crise de nerfs en la copiant sans scrupule : le modèle 17 du livre 1 chez les JCA, un peu simplifié par la surpression des manches, l’encolure et les emmanchures un peu creusées, et l’ajout de la fausse patte de boutonnage, met bien en valeur le tissu qui vraiment, le mérite.

la preuve.

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ah, et puis sinon, j'ai toujours pas remplacée la vitre cassée de mon buffet de mémé, mais je continue à chercher.

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